Paul Ducuing
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Paul Ducuing, né le 1er mars 1867 à Lannemezan et mort le 9 mars 1949 à Toulouse, est un sculpteur français.
Contents
• Annexes
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Biographie
Fils d'agriculteurs, Paul Ducuing entre en 1886 à l'École des beaux-arts de Toulouse dans les ateliers d'Alexandre Laporte (1850-1904) et Henri Maurette (1834-1898). Boursier de la Ville de Toulouse, il entre à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers des sculpteurs Alexandre Falguière et Antonin Mercié. Après avoir eu de nombreuses commandes officielles, pour lesquelles il obtient des récompenses, il devient directeur des travaux de biscuits à la Manufacture de Sèvres de 1919 à 1927.
Sociétaire du Salon des artistes français, il y expose dès 1888 et y obtient une médaille de 2e classe en 1901 et une médaille de 1re classe en 1906, année où il passe en hors-concourscite-ref-1[1].
Le 8 juin 1922 à Paris, il épouse la comtesse Françoise de Simard de Pitray, petite-fille de la comtesse de Ségur et veuve d'Antonin Mercié, sculpteur avec lequel elle avait eu un enfantcite-ref-2[2].
Il est principalement connu pour ses monuments commémoratifs et officiels dans la région Midi-Pyrénées et dans le sud de la Francecite-ref-3[3].
Son ami Albert Sarraut le soutient auprès du ministère des Colonies pour effectuer une mission afin d'achever d'importantes commandes en Indochine, Annam, Cambodge, pays qu'il traverse de décembre 1921 à décembre 1924, après avoir obtenu un congé de la Manufacture de Sèvres[réf. nécessaire].
Œuvres dans les collections publiques
• Tournai : Groupe de vieillards, groupe en bronze.
• Palais royal : Statue du roi Sisowath.
• Les Andelys :
• Buste d'Adolphe Sellenick, 1907, bronze. Fondu sous le régime de Vichy, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreux.
• Carcassonne :
• square André Chénier : Monument à Omer Sarraut, 1905, groupe en bronze, les statues de la femme et de l'enfant ont été envoyées à la fonte sous le régime de Vichy, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreuxcite-ref-5[5]cite-ref-6[6].
• square Gambetta : Monument au poète Achille Mir, 1908, bronze, envoyé à la fonte sous le régime de Vichy, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreuxcite-ref-7[7].
• square du Pardo : Monument à Joseph Poux, 1938, médaillon en bronzecite-ref-8[8].
• Castelsarrasin : Monument aux morts de Castelsarrasin.
• Lannemezan, rue Principale : Druidesse, 1910, statue colossale en bronze, envoyée à la fonte en 1943, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreuxcite-ref-11[11].
• Leucate, Monument à Françoise de Cezelli.
• Lézignan-Corbières : La surprise dite La Capounado, commandée en 1905 et livrée en 1911, groupe en bronzecite-ref-12[12]cite-ref-13[13]. Envoyé à la fonte sous le régime de Vichy, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreux. Il est remplacé en 2013 par un groupe sur le même thème par Arthur Sauracite-ref-14[14]cite-ref-15[15].
• Pau :
• parc Beaumont : Monument au chanteur Jéliotte, 1901, envoyé à la fonte sous le régime de Vichy, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreuxcite-ref-16[16].
• Palais Sorrento : Les Quatre Saisons, cariatides, inscrit aux monuments historiques.
• Puyvalador : Buste de Joachim Estrade, 1938, bronze. Réalisé à la demande de la Société méridionale de transport de force, en hommage à son président, constructeur du barrage. Le monument est inauguré le 9 juillet 1938 par Albert Sarraut, président du conseil général de l'Aude et ministre de l'Intérieur. Une épreuve en plâtre du même buste, propriété de la Société d'études scientifiques de l'Aude, est déposée depuis 2022 aux Archives départementales à Carcassonne.
• Monument à Michel Renaud, bronze.
• Monument à Charles Floquet, 1911, bronze, envoyé à la fonte sous le régime de Vichy, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreuxcite-ref-18[18].
• Suresnes, cité-jardin, place Jean-Jaurès : Monument à Jean Jaurès, 1929, statue en bronze, réplique du monument de Saint-Juérycite-ref-20[20].
• Toulouse :
• Monument à Clémence Isaure, dit aussi à la Gloire de Toulouse, 1923, bronze, envoyé à la fonte sous le régime de Vichy, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreuxcite-ref-21[21].
• Monument à Auguste Fourès, 1899, œuvre disparuecite-ref-22[22].
• Buste de Jean Jaurès, Grand escalier du Capitole de Toulouse
• Valence : Monument aux morts de Valence.
• Dakar, place des Tirailleurs africains : Monument aux morts Demba et Dupont, 1923, groupe en bronzecite-ref-23[23].
Éditions de la Manufacture de Sèvres
• Poilu au cantonnementcite-ref-s-vres-24-0[24]
• Poilu au poste d'écoutecite-ref-s-vres-24-1[24]
• Poilu terrassiercite-ref-s-vres-24-2[24]
• Poilu retour de tranchéescite-ref-s-vres-24-3[24]
• Soldat anglaiscite-ref-s-vres-24-4[24]
• Soldat américaincite-ref-s-vres-24-5[24]
• Amphitritecite-ref-s-vres-24-6[24]
• Daphnécite-ref-s-vres-24-7[24]
• Diane au lévriercite-ref-s-vres-24-8[24]
• Deux sœurscite-ref-s-vres-24-9[24]
• Premier aveucite-ref-s-vres-24-10[24]
• Parfait accordcite-ref-s-vres-24-11[24]
Récompenses et distinctions
• À l'école des beaux-arts de Toulouse :
• 1886 : premier accessit d'études d'après le modèle vivant ;
• 1887 : premier accessit de composition, prix ministériel.
• 1888 :
• 2e prix ex æquo de dessin d'après l'antique ;
• 2e prix d'étude d'après le modèle vivant, ronde-bosse ;
• premier prix ex æquo pour le petit prix de sculpture de seconde année.
• 1889 : grand prix municipal de Toulouse, ex æquo.
• À l'École des beaux-arts de Paris :
• 1891 : 3e médaille de figures dessinées d'après nature ; 2e médaille de figure dessinée d'après l'antique.
• Au Salon :
• 1901 : médaille de première classe ;
• 1939 : médaille d'or pour le Monument à Pierre Pasquiercite-ref-25[25].
• Chevalier de la Légion d'honneur en 1906.
Notes et références
cite-note-11. ↑ René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 432.
cite-note-22. ↑ Alain Garric, essai de généalogie de la famille Ducuing et Simard de Pitray, sur Geneanet.org.
cite-note-33. ↑ « Paul Ducuing » sur la base Palissy.
cite-note-44. ↑ « Monument au docteur Raphaël Blanchard – Les Andelys », notice sur e-monumen.net. À rectifier il s'agit de l'aéronaute Jean-Pierre Blanchard.
cite-note-55. ↑ Claude Marquié, « Paul Ducuing (1867-1949), Audois de cœur », La Dépêche du Midi, 19 février 2012 (en ligne).
cite-note-66. ↑ « Monument à Omer Sarraut – Carcassonne », notice sur /e-monumen.net.
cite-note-77. ↑ « Monument au poète Achille Mir – Carcassonne (fondu) », notice sur e-monumen.net.
cite-note-88. ↑ « Monument à Joseph Poux – Square du Prado – Carcassonne », notice sur e-monumen.net.
cite-note-99. ↑ « Monument à Jean Jaurès – Carmaux », notice sur e-monumen.net.
cite-note-1010. ↑ notice sur le site E-monument.net.
cite-note-1111. ↑ palissyim65001207« Statue (colossal) : Druidesse », notice no IM65001207, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 1er juin 2011.
cite-note-1212. ↑ 2012« Paul Ducuing, Audois de cœur », sur La Dépêche, 19 février 2012 (consulté le 17 août 2019)
cite-note-1313. ↑ 2012« P. Ducuing et A.Sarraut », sur La Dépêche, 26 février 2012 (consulté le 17 août 2019)
cite-note-1414. ↑ 2012« Arthur Saura va faire revivre la statue symbole de la ville », sur Le Midi Libre, 5 août 2012 (consulté le 17 août 2019)
cite-note-1515. ↑ « Surprise, ou La Capounade – Lézignan-Corbières (fondu) », notice sur e-monumen.net.
cite-note-1616. ↑ « Monument au chanteur Jéliotte – Pau », notice sur e-monumen.net.
cite-note-1717. ↑ Mérimée
cite-note-1818. ↑ « Monument à Charles Floquet – Saint-Jean-Pied-de-Port (fondu) », notice sur e-monumen.net.
cite-note-1919. ↑ « Monument à Jean Jaurès – Saint-Juéry », notice sur e-monumen.net.
cite-note-2020. ↑ « Monument à Jean Jaurès – Suresnes », notice sur e-monumen.net.
cite-note-2121. ↑ « Monument à Clémence Isaure, dit aussi à la Gloire de Toulouse – Toulouse (fondu) », notice sur e-monumen.net.
cite-note-2222. ↑ « Monument à Auguste Fourès – Toulouse (disparu) », notice sur e-monumen.net.
cite-note-2323. ↑ « Monument aux morts Demba et Dupont – Dakar », notice sur e-monumen.net.
cite-note-s-vres-2424. Les œuvres de la Manufacture nationale de Sèvres, tome II, « La sculpture moderne », Manufacture nationale, 1932.
cite-note-2525. ↑ L'Illustration, no 5021, 27 mai 1939, pp. 158-159.
Annexes
Bibliographie
• Luce Rivet, « Le sculpteur toulousain Paul Ducuing (1867-1949) : un artiste officiel sous la Troisième République », Annales du Midi, 2e trimestre 1988, pp. 181-192 (en ligne sur persee.fr).
• Pierre Kjellberg, Les bronzes du XIXe siècle : dictionnaire des sculpteurs, Les éditions de l'amateur, 1987, 302 p.
• Archives nationales : dossier A J 52 332.
Liens externes
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